le cerveau en mode repos

27 04 2008

AFP - Mardi 22 avril, 13h57

CHICAGO (AFP) - Des scientifiques ont découvert qu’en effectuant des tâches répétitives et monotones, le cerveau se mettait involontairement en mode repos environ trente secondes avant qu’une erreur ne se produise.

En étudiant l’état dans lequel se trouvait le cerveau, les scientifiques ont ainsi pu prédire des erreurs avant qu’elles ne surviennent, selon l’étude publiée lundi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

“Il y a cette situation probablement intrinsèque où votre cerveau dit qu’il a besoin d’une petite pause et vous ne pouvez rien y faire”, a expliqué le principal auteur de l’étude Tom Eichele de l’université de Bergen en Norvège. “Tout le monde connaît sans doute le sentiment que parfois votre cerveau n’est pas aussi réceptif ou performant et que vous n’avez rien fait pour que cela se produise”, a-t-il ajouté.

Quand cela arrive, le sang afflue dans la zone du cerveau qui est plus active en mode repos. Et vu que cet état débute quelque 30 secondes avant qu’une erreur ne soit commise, il pourrait être possible de créer un système d’alerte pour renforcer la concentration et la vigilance, par exemple chez les contrôleurs aériens, a déclaré M. Eichele.

“Nous pourrions peut-être élaborer un appareil (qui pourrait être placé) sur la tête de ceux qui doivent prendre (ce type) de décisions”, a-t-il indiqué à l’AFP. “Nous pouvons mesurer le signal et informer l’utilisateur que son cerveau est dans un mode où ses décisions ne seront pas les bonnes”.

Un prototype d’éléctroencéphalogrammes portatifs est actuellement en développement et pourrait être mis sur le marché d’ici dix à quinze ans, a précisé le chercheur.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080422/tod-usa-norvege-science-sante-insolite-7f81b96.html





Le virtuel se mêle au réel

31 03 2008

oeil_by_lieria.jpgSi vous vous perdiez déjà entre les deux univers de la fiction et de la réalité dans votre vie quotidienne, ce qui suit pourrait bien vous surprendre : dans un monde pas si lointain, vous ne serez plus les seuls…

Le virtuel se mêle au réel sur les lentilles de contact

LE MONDE | 29.03.08 | 15h04  

Au cours des prochaines décennies, les mondes réel et virtuel vont devenir progressivement indissociables. En conséquence, les écrans et les lunettes de réalité virtuelle que nous utilisons aujourd’hui deviendront de plus en plus inadaptés à la coexistence des deux univers. A chaque instant de la vie quotidienne, il faudra en effet pouvoir consulter courriels et pages Web sans quitter des yeux l’environnement réel.

Babak Parviz y travaille. A 34 ans, ce professeur assistant en ingénierie électrique de l’université de Washington prépare une solution radicale pour assurer un meilleur modus vivendi entre ces deux mondes : une lentille de contact permettant d’intégrer l’écran à l’oeil lui-même. Sur cette prothèse minimaliste pourraient s’afficher les informations provenant de multiples sources : indications du tableau de bord d’une voiture ou d’un avion, données cartographiques, décor de jeu vidéo, pages Web, courrier électronique. L’originalité des travaux de Babak Parviz, qui compte parmi les lauréats du prix Young Innovators 2007 décerné par la Technology Review du Massachusetts Institute of Technology (MIT) : l’association de la miniaturisation extrême et de la transparence, qui permet de superposer les informations virtuelles à la vision naturelle. La lentille a été testée pendant 20 minutes sur l’oeil d’un lapin sans réactions négatives. Mais nombre de défis technologiques restent à relever avant d’envisager pour cet objet un usage courant.“Pour l’instant, nous avons démontré qu’il est possible de réaliser l’auto-assemblage de composants en silicium, de circuits électroniques et de diodes électroluminescentes à l’échelle du micron, puis de les encapsuler dans une lentille en polymère biocompatible”, précise le chercheur. Du fait de l’impossibilité de manipuler des objets aussi petits, l’assemblage de la lentille doit se réaliser tout seul (taux de réussite actuel : 97 %), sous l’effet des seules forces de capillarité et des formes données aux divers éléments qui la composent.Autre difficulté majeure : établir le lien entre l’écran et les données à afficher. Une mini-antenne intégrée à la lentille pourrait jouer ce rôle, en captant des informations transmises par radio.Cet écran bionique sera-t-il bientôt accessible au grand public ? “Cela dépend des soutiens que nous obtiendrons et des difficultés imprévues que nous pourrons rencontrer”, répond Babak Parviz. Michel AlbergantiArticle paru dans l’édition du 30.03.08.