La belle époque


Personne n’a raison
22 février 2009, 4:46
Classé dans : monde, philosophie, religion, révolte

Personne n’a raison, personne n’a tort. Tout le monde dit ce qu’il croit être la vérité ou ce qu’il sait très bien être un mensonge. L’objectivité est une pure invention de l’humain, une entité qu’il vénère. Oui, comme on Dieu auquel on croit aveuglément, pour lequel on se bat, pour lequel des gens meurent, pour lui qui n’existe que dans la conscience collective, pour lui qui n’existe que comme idée. Rien de plus, rien de moins. Votre esprit est plus fort que vous le pensez. Mais votre peur d’être seul est si grande que vous préférez croire que le force se trouve à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur. Les vérités sont partout, elles sont en vous, comme la lumière et l’espoir qui vous sauveront, car Dieu ne le fera pas à votre place.



Pardonnez-moi si j’ai pêché
1 mai 2008, 5:23
Classé dans : monde, philosophie, religion, révolte

L’homme est cet être qui fuit sans cesse son incontournable fatalité. Pourquoi l’homme fuit-il sans cesse la réalité? Parce qu’il sait fondamentalement que chaque vie a une fin, qu’il s’agit là d’une règle établie à laquelle il est impossible de se soustraire. Il est question ici de la finitude de la condition humaine, un réel des plus indésirables, notre obstination; notre détournement de la réalité. Selon Clément Rosset (philosophe qui défend un réalisme radical), « Il faut distinguer trois types de réel : un réel bienheureux avec lequel on s’accorde volontiers, un réel qui nous est indifférent et, enfin, un réel insupportable qu’on cherche à fuir, auquel on préfère des doubles. »

 

Et, nous le savons, l’homme est sans cesse à la recherche d’échappatoires face au réel. Les religions viennent exactement de cette idée de l’homme à refuser la réalité. Et la société d’aujourd’hui vit dans une éternelle illusion. L’homme s’accrocherait à la religion parce qu’il s’agit d’un autre moyen de refuser la réalité et que la religion lui promet un paradis alors que si l’homme se détourne constamment du réel c’est justement pour fuir son destin inévitable.

 

Le problème de ce monde est de se doter d’utopies plutôt que de réelles façons de régler les choses. Les utopies, comme nous l’ont montré l’histoire ont été plus dévastatrices qu’autres choses puisque souvent elles ont amenées les pires désastres que le monde est connu. Ce qu’il faut ce n’est pas créer un autre monde (car de cette façon nous continuons dans l’illusion et le dédoublement de la réalité) ce qu’il faut c’est trouver des moyens de rendre meilleure la réalité qui nous afflige ici et maintenant.

 

Je me fous de savoir s’il y a un paradis, la religion ce n’est pas pour moi. J’ai mes propres croyances et ça me suffit à avancer dans la vie, dans la réalité. Pardonnez-moi si j’ai pêché, mais au moins j’aurai tenté de vivre et d’affronter le réel, avec les joies et les souffrances, les apprentissages, mais surtout le bonheur que celui-ci peut apporter quand on a enfin appris à l’accepter.